Edition 2009

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vendredi 30 octobre 2009

Au défi du rythme...

Cette semaine, une première rencontre a eu lieu entre des danseurs argentins, péruviens et des danseurs de jazz rock du collectif jeux de jambes. Une résidence de trois jours a permis à trois centres de loisirs maternels d'Aubervilliers de découvrir la création de ces danseurs : un grand moment d'émotions et d'étonnements !

A la découverte du balafon...

Le festival s'associe à la ville de Montreuil et propose des ateliers d'initiation au balafon, percussion type xylofone, originaire d'Afrique occidentale. Ces ateliers ont eu lieu jeudi 29 et vendredi 30 octobre, à la Maison populaire de Montreuil.
Animé par Moussa Héma, célèbre percussionniste balafoniste burkinabé, depuis l'âge de cinq ans, les participants ont ainsi pu découvrir la musique traditionnelle de l'empire mandingue, et s'initier à cet art si spécifique, qu'est le balafon.

Voici un apercu de ces ateliers :

jeudi 29 octobre 2009

CAMEL ZEKRI, ARTISTE ASSOCIE

"Etre coupé de ses racines, c'est un peu comme être élevé par un seul de ses parents"

Camel Zekri, artiste associé

Pour comprendre Camel Zekri, il faut regarder ses deux faces. La guitare, Camel Zekri a commencé à l’apprendre en famille, en Algérie. Tout le monde jouait le diwan, musique composée de chants et de percussions. « Tout le monde pouvait participer, il n’y avait pas de jugement. Cela m’a appris l’endurance : on jouait parfois toute la nuit ». Parti pour la France, c’est ensuite au conservatoire qu’il poursuit son apprentissage : « C’est un travail précis, rigoureux et personnel. Je m’en sers tous les jours. » Lorsque pour le festival, il vient dans le 93 à la rencontre de jeunes de toutes les origines, il constate sa chance d’avoir eu la musique pour cultiver sa double origine. « Je ne me suis jamais posé de questions sur mon identité. Ici, certains enfants sont coupés de leurs racines, et je vois les dégâts que ça fait parfois. C’est un peu comme être élevé par un seul de ses parents ». Ce qui lui donne une raison supplémentaire de vouloir casser les murs qui freinent les échanges culturels. Notamment en organisant des concerts. Mais face aux difficultés administratives pour obtenir les visas, le guitariste s’indigne. Il lui a parfois fallu une année d’efforts pour justifier de la venue de musiciens africains qui voulaient venir travailler en France. « Pourquoi parler de francophonie si on empêche les artistes de venir en France. Ceux que je connais partent tous aux Etats-Unis », rage-t-il. Pour lui, ce genre de difficultés se pose aussi entre pays africains : « Pour me rendre à N’Djamena (Tchad) à partir de Niamey (Niger), j’ai du passé par Paris, j’ai pris douze heures au lieu d’une ! » Mais conscient des liens culturels qui unissent les différents peuples du continent, il s’est engagé à briser les frontières. « Moi, mes chants traditionnels sont dans une langue que je ne comprends plus. » D’anciens esclaves déportés d’Afrique noir, ses ancêtres parlaient le Hejmi. Et c’est allant au Niger que le musicien a appris le sens de ce qu’il chantait.
Décidé à ne pas s’enfermer culturellement, il le prouve au festival puisque qu’il sera en concert avec des musiciens Mozambicains le 15 novembre à Aubervilliers.

Portrait réalisé par Aziz Oguz, Prise Directe
http://prisedirecte-banlieue.typepad.fr/

mercredi 28 octobre 2009

YOANN, AMBASSADEUR & PHOTOGRAPHE

Yoann, ambassadeur

Dans le jargon du festival, Yoann Berdah est ce qu'on appelle un ambassadeur. Comprenez un bénévole qui doit vendre des places de concert, faire connaître le festival par le bouche-à-oreille ou par les réseaux sociaux (facebook, myspace...) et parfois donner un coup de main lors d'un concert ou d'un atelier. Lors de la soirée d'ouverture du festival le 15 octobre, Yohann était ... barman. Dans la vie courante, ce jeune actif combine le métier de photographe (www.lobbiaz.com) et celui d'enseignant dans une école primaire d'Aubervilliers.

En 2008, Maïté Servière, une des programmatrices du festival et fonctionnaire à la mairie, a invité sa classe à Nice pour participer au choeur d'un opéra mandingue. En tout 500 enfants s'y sont produits, sous la direction du musicien Habib Koïté. Tombé sous le charme de sa musique, vous le serez peut-être vous aussi, puisque l'artiste malien se produit pour 3 dates : le 6 novembre avec Kareyce Fotso à Aubervilliers, le 7 novembre à l'Ile-Saint-Denis et le 8 novembre à Montreuil.

Portrait réalisé par Aziz Oguz, Prise Directe
http://prisedirecte-banlieue.typepad.fr/

ALEXANDRA, PLASTICIENNE

« Mon art, c'est de parler de l'art à ceux qui n'en entendent jamais parler »

Alexandre De Bouhellier, plasticienne

Alexandra de Bouhellier est plasticienne, elle anime depuis maintenant 4 ans dans le cadre de Villes des Musiques du Monde un atelier où elle fait se rencontrer des enfants avec certains artistes qu'ils n'auraient pas connu ou entendu sans le festival. « C'est un moyen, dit-elle, de les ouvrir à d'autres cultures. »

La jeune trentenaire n'aime pas se présenter comme une artiste, elle se présente plutôt en conteuse: « mon art c'est de parler d'arts . » Son travail se fait notamment auprès des enfants d'Aubervilliers à qui elle apprend comment représenter la musique de l'artiste. Ils en tirent ensemble une œuvre plastique qu'ils exposent pendant le festival. Elle raconte, par exemple, l'étonnement des enfants lorsqu'ils rencontrent ,en 2008, le rappeur canadien et juif Socalled, qui ressemble plus à Woddy Allen qu'à Booba ou Eminem, aussi doué à l'accordéon qu'aux platines. « ils me disaient qu'il n'était pas rappeur, parce qu'il n'avait pas le look. Il a fallu leur expliquer. »

A Aubervilliers, elle s'attache aussi à apporter un peu de culture aux petits dans le village d'insertion Rom d'Aubervilliers. Là bas, son action est différente : « je travaille aussi avec eux notamment sur la thématique pour qu'ils gardent le lien avec leur culture d'origine, notamment sur la thématique du voyage. » C'est ainsi qu'elle a aidé à organiser un concert d'un groupe de tsiganes turcs dans le village d'insertion qui se tiendra le 15 novembre. Elle en espère la plus belle des récompenses : « les voir avec de la lumière dans les yeux »

Portrait réalisé par Aziz Oguz, Prise Directe
http://prisedirecte-banlieue.typepad.fr/

vendredi 16 octobre 2009

Grand Zebrock 2010 : inscriptions ouvertes

Avis aux musiciens!

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mercredi 14 octobre 2009

Pour les férus de musique africaine... et autres !

Oumou Sangaré ne participera pas au festival cette année pour cause d'annulation de tournée en France...

Cependant, pour les férus de musique africaine, voici deux dates qui pourraient vous intéresser :

Habib Koité, chanteur malien, en concert le vendredi 6 novembre à 20h, Espace Fraternité
Demba Tandia et Tinariwen, en concert le samedi 14 novembre à 20h30, Espace Fraternité

Alors, n'hésitez plus, achetez vos places, 10 euros plein tarif et 5 euros tarif réduit ! A bientôt !

vendredi 9 octobre 2009

Le Club des amis du festival

Pour la 10ème édition du festival, nous vous proposons d'adhérer au Club des Amis du festival.

Le Club des Amis du Festival rassemble tous ceux qui aiment et veulent soutenir les projets portés par l'association Villes des Musiques du Monde.
Au-delà des concerts programmés pendant le mois du festival, Villes des Musiques du Monde soutient de nombreux projets en direction des musiciens amateurs de Seine-Saint-Denis : collaborations artistiques, soutien aux artistes émergents ainsi que de nombreuses actions en direction des habitants du département : ateliers musicaux ou d'arts plastiques, rencontre avec les artistes, ateliers médias...
Nous rejoindre signifie soutenir humainement et matériellement le projet de Villes des Musiques du Monde sur la durée. Vous aurez par ailleurs accès, dans la limite des places disponibles et sur réservation à des tarifs préférentiels lors des soirs de concert, et vous recevrez le programme du festival à domicile.

Alors n'hésitez plus, sur chaque lieu de concert, des ateliers ou directement au bureau du festival, venez nous voir pour adhérer au Club des Amis du Festival !

NB :Les participants aux ateliers du festival font automatiquement parti des Amis du Festival

jeudi 8 octobre 2009

Battle Hip-Hop 2008


Sujet réalisé par les jeunes du Service Municipal Jeunesse de La Courneuve (Pôle Image).

Cette année, ne manquez pas le prochain rendez-vous Hip hop du festival :
« Au défi du rythme » (Battle hip hop & Tap Session),
le dimanche 1er novembre 2009 à partir de 18h,
Au Centre culturel Jean Houdremont, (La Courneuve).

Plus d'infos sur le site internet du festival...

Explorer les cultures du monde...grâce à nos cinq sens !

Dans le cadre de notre 10ème édition, nous proposons de partir à la rencontre de cultures du monde grâce à nos papilles gustatives :

flyer ateliers cuisine copie

Pour prolonger le plaisir de la danse...

Après avoir découvert le tango contact samedi dernier, à la médiathèque du Centre Ville de Saint Denis, ne vous arrêtez pas en si bon chemin !
Dans le cadre de la 10ème édition du festival, nous organisons des stages de danse "A quelques pas du monde" :

AFFICHETTE STAGE DE DANSE copie

lundi 5 octobre 2009

Un petit tango contact, ca vous dit ?

Dans le cadre de notre partenariat avec les médiathèques de Plaine Commune, la Compagnie de danse Tangible a fait découvrir aux publics de Saint Denis, une approche du tango argentin par le biais de la danse contact, qui privilégie la qualité du mouvement et le rapport à deux.
Cette initiation a eu lieu le samedi 3 octobre à la médiathèque du Centre Ville. Les participants se sont ensuite réunis autour d'un verre sur des airs de tango joués par des musiciens de la compagnie. Un moment rempli d'émotions !